Une histoire pour les enfants

Ce blog raconte les aventures de Charlotte; c'est une histoire pour les enfants du primaire. Mais elle ne fait que commencer!

Si elle vous plaît elle avancera vite mais il faudra revenir régulièrement. Vos commentaires pourront peut-être même influencer son déroulement... qui sait...  Bonne lecture!

Ah! n'oubliez pas!, si vous venez pour la première fois, pour lire le début de l'histoire, il faut commencer par l'article le plus ancien! Avec Charlotte, rien ne se passe normalement!

Vendredi 12 janvier 2007

Trente-quatre..., trente-cinq... enfin j'y suis! trente-six marches nom d'un arbre à saucisses! L'escalier débouchait sur une grande cave voûtée. L'humidité du lieu donna un frisson à Charlotte. De grosses malles en cuir étaient disposées sur des caisses. Elle en ouvrit quelques unes. Dans la première, elle aperçut un véritable bric-à-brac d'objets plus curieux les uns que les autres. Des masques et des statuettes africaines cotoyaient des figurines en ivoire et de la vaisselle. La seconde malle contenait des vêtements, des fusils, une longue vue et un casque colonial. La troisième était occupée par des dizaines de carnets d'observation, de boîtes de minéraux et de gros bocaux où des serpents baignaient dans un liquide jaunâtre. Beurk... mais c'est dégoûtant songea Charlotte. A la vue de ces reptiles, elle qui avait une sainte horreur de ces sales bestioles, comme elle disait, fit un pas en arrière avec un geste de dégoût.

 A présent, elle n'avait plus qu'une envie, remonter en vitesse et s'installer devant le piano. Ce qui ressemblait à un carnet, au moins par la taille, attira cependant son regard. Il était emballé dans du papier journal et solidement ficelé. Sans réfléchir, Charlotte s'en empara et remonta en vitesse.

Par Philippe - Publié dans : quiveutlireunehistoire
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Jeudi 11 janvier 2007

Chers lecteurs, très chers lecteurs devrais-je plutôt dire car vous êtes si rares que vous m'êtes précieux. Voulez-vous connaître la suite? A en juger le nombre de vos commentaires, j'ai un doute. N'hésitez pas à me donner votre avis car il est le seul carburant de ce blog. Cette histoire n'est pas à vendre mais simplement à lire. Aussi étonnant que cela puisse paraître, tout n'est pas encore payant en ce monde mais elle ne peut se poursuivre qu'en votre présence, car être lue et distraire est sa seule raison d'être. Merci pour elle. 

Par Philippe - Publié dans : quiveutlireunehistoire
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Lundi 8 janvier 2007

              chauve-sourischauve-souris

Le seuil franchi, Charlotte fut plongée dans la pénombre. La tapisserie ne laissait filtrer aucune lumière. Elle fit glisser sa main à tâtons contre le mur jusqu'à trouver un vieil interrupteur en porcelaine. Elle l'actionna, ce qui éclaira l'étroit palier sur lequel elle se trouvait. Un vieux rideau en toile de jute couvert de toiles d'araignées masquait un escalier en colimaçon.

Les murs laissaient apparaître des pierres taillées grossièrement et une odeur de moisi lui remplissait les narines. Charlotte n'était pas rassurée mais sa curiosité l'emporta sur sa peur et elle entama la descente des marches.

Par Philippe - Publié dans : quiveutlireunehistoire
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Dimanche 7 janvier 2007

La clochette retentit au rez-de-chaussée, annonçant une visite.

- Ah j'oubliai, le docteur Clément tient absolument à voir ma serre. Je m'absente un moment pour lui présenter mes dernières orchidées sauvages. Il les collectionne aussi. Je t'ai préparé une série d'exercices, au travail!

Ouf! songea Charlotte, je pianote cinq minutes, le temps que Mlle Bertille arrive au fond du jardin et je me repose un moment.

Des claquements de porte étouffés ponctuaient les notes de musique. Ils intriguèrent Charlotte. Le bruit était sourd mais proche. Elle se leva, longea la vaste pièce, constatant qu'aucune des portes-fenêtres ni même les deux portes capitonnées du fond n'étaient ouvertes. Pourtant un grincement discret persistait. Frôlant des tapisseries qui représentaient des scènes de chasse, Charlotte ressentit un léger souffle d'air frais lui chatouiller les chevilles.

- Alors ça par exemple, chuchota-t-elle en se glissant derrière l'épais tissu, c'est donc ici que ça se passe. Elle tendit son bras avec l'intention de soulever un loquet qui gênait la fermeture d'une épaisse porte en acajou puis se ravisa aussitôt.

 La tentation était grande d'aller jeter un coup d'oeil... 

Par Philippe - Publié dans : quiveutlireunehistoire
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Vendredi 5 janvier 2007

Mademoiselle Bertille possédait un manoir cossu au centre d'un parc aux chênes centenaires. L'ensemble était parfaitement entretenu. Elisabeth Bertille, petite-fille d'un célèbre explorateur anglais, ne manquait de rien. Les leçons de piano qu'elle dispensait de temps à autre constituait un passe-temps lorsqu'elle ne jardinait pas dans sa serre ou dans le parc. Ses élèves étaient "sa petite famille" comme elle aimait à le répéter. Elle avait dû mettre un terme à sa carrière de pianiste talentueuse lorsqu'une vilaine arthrose et son cortège de douleurs articulaires avaient fait leur apparition dans ses avant-bras.

Charlotte rêvassait, vautrée sur la banquette arrière du break. Elle imaginait déjà les parties de rigolade que garantissait la venue ses meilleurs amis chez elle à la fin de la semaine.

                                                                 

Le bruissement familier des pneus sur les graviers de l'allée lui rappela qu'il faudrait encore patienter.

- A tout à l'heure Charlotte, papa passera te chercher dans deux heures... et tu t'appliques hein?...

- Promis man! A tout à l'heure!

Dès le départ de sa mère et malgré son arrivée tardive au manoir, Charlotte pris le temps de jeter des miettes de biscuits qui traînaient  au fond de ses poches dans le bassin des carpes japonaises.

Elle leur tira la langue avec une moue affreuse, puis satisfaite de sa grimace, grimpa deux par deux les marches du perron.

Par Philippe - Publié dans : quiveutlireunehistoire
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